voyage voyage

Hello !

Après avoir passé mon année à vagabonder à gauche à droite, et à avoir reçu des remarques du genre “tu le sors d’où tout cet argent ?“, j’ai eu envie d’écrire cet article afin de vous partager mes conseils et astuces pour voyager quand on est étudiant. Ou, en d’autres termes; quand on est fauché.

Tout d’abord je souhaite vous rappeler que pour être dépaysé, pour trouver un coin de paradis, il n’est pas nécessaire de voler à l’autre bout du monde. Si tel est votre but, alors cet article ne vous sera pas de grande utilité étant donné que je n’ai jamais encore organisé de voyage au-delà de mon beau continent. L’Europe en elle-même jouit d’une immense variété de paysages aussi merveilleux les uns que les autres. En tant qu’amoureuse de mon pays, j’aurais même tendance à dire que la France est un mélange de (presque) tous les plus beaux paysages que l’on peut trouver sur cette planète.

Admettons donc que vous souhaitiez partir en Europe. Vous pouvez déjà savoir si votre budget devra être important ou non selon votre destination: si vous partez dans les pays scandinaves, au Royaume-Uni ou en Italie, préparez-vous à devoir dépenser plus que si vous décidez d’aller dans les pays de l’est ou dans la péninsule ibérique.

Quel moyen de transport ?

Les prix diffèrent du tout au tout selon la période à laquelle vous partez. Pour ce qui est de l’avion; si vous souhaitez trouver le vol le moins cher, oubliez tout de suite la période de Noël, le mois d’Avril et les vacances d’été. C’est en partie pourquoi il est plus simple de voyager quand on est étudiant: on a beaucoup plus de temps libre le reste de l’année, comme en septembre, juin, ou même le week-end. Ensuite, utilisez un comparateur de vol de type Skyscanner afin de pouvoir comparer les jours et trouver le vol le moins cher pour la période souhaitée. Et n’oubliez pas d’effacer votre historique de navigation après chaque utilisation afin que les prix n’augmentent pas d’une minute à l’autre à cause des cookies.

Pour partir moins loin, quelques solutions s’offrent à vous: le train, le bus, le covoiturage, l’auto stop, cette dernière étant évidemment la plus économe. Pour ceux qui comme moi aiment la sécurité, je conseille fortement d’utiliser les car (megabus, ouibus, …) car c’est souvent l’option la moins chère. Je ne prends jamais le train en France car je n’en vois absolument pas l’intérêt au vu des prix (je rappelle qu’à Toulouse le TGV est encore inexistant). Je suis utilisatrice confirmée de BlaBlaCar car la voiture reste à mes yeux le meilleur moyen pour voyager dans le pays, mais le bus reste tout de même la solution la plus économe. Par exemple, un aller-retour Toulouse-Paris en voiture ou en avion coûte minimum 60€, contre 20€ en bus si vous vous y prenez en avance. Le gros point négatif est le temps de trajet qui est : interminable. Il faut partir pour une longue période et ne pas être malade en bus pour survivre à un voyage de 9h dans un véhicule pas forcément confortable. Petite parenthèse: si vous voyagez en Espagne, je conseille fortement les cars qui sont très modernes (prises et écrans à chaque siège), spacieux, confortables et pas chers. Prenez en de la graine, la France.

Sur place, c’est à vous de voir comment vous souhaitez vous déplacer. Certaines villes comme Édimbourg ou Toulouse se visitent facilement à pieds, d’autres comme Copenhague et Amsterdam se font à vélo, et pour les grandes villes comme Londres ou Paris vous n’aurez sûrement pas d’autre choix que d’emprunter les transports en commun hors de prix.

Quel logement ? 

Cela dépend des personnes avec qui vous voyagez. Si vous partez avec 1 ou 2 ami.e.s, je recommande de réserver une auberge de jeunesse. J’ai toujours dormi dans des auberges avec d’excellent rapports qualité-prix. A Dublin et Édimbourg la nuit m’a coûtée 11€, ou encore 40€ pour 3 nuits au centre ville de Stockholm. Si comme moi vous n’êtes pas compliqué et vous contentez d’un lit et d’une douche, c’est la meilleure option qui s’offre à vous. Si vous partez avec une bande d’amis, réserver un airbnb est sûrement plus rentable. Et pour une virée en couple, rien de mieux que l’hôtel, même si les prix sont de suite beaucoup plus élevés.

Quel restaurant ?

Les food lovers comme moi sauront que quand on visite une nouvelle ville, on visite aussi de nouveaux cafés et restaurants. C’est d’ailleurs sûrement ce qui revient le plus cher dans un séjour. Afin de limiter les dépenses en nourriture, alternez entre restau et sandwich Lidl, et si vous avez une cuisine à disposition n’hésitez pas à l’exploiter. Pour ma part, je cherche réellement à goûter les spécialités de chaque endroit que je visite, mais je me fixe toujours un plafond de 10€ par repas (au titre d’un restaurant par jour) afin de garder la capacité financière de me nourrir le reste du mois. C’est aussi au moment du petit-déjeuner que l’on dépense beaucoup, donc si comme moi vous n’avez pas besoin de faire un repas complet d’une demi heure tous les matins au réveil, je vous suggère d’acheter un paquet de gâteau qui tiendra tout votre séjour. Bien sûr cela est valable pour les court séjours uniquement, car on se lasse vite des cookies Eco+.

Que visiter ?

Pour la partie touristique – ce pour quoi vous êtes censé être là – privilégiez les musées gratuits (Londres en regorge), les balades dans la ville, les parcs, … En règle générale, quand je voyage sans argent je me permets un voire deux musées payants au maximum. Et n’oubliez jamais de demander une réduction étudiante, il n’est pas rare qu’ils oublient de la proposer. Je conseille également les tours guidés gratuits – il y en a dans toutes les grandes villes – qui vous permettent de visiter tout un quartier en peu de temps avec des informations culturelles et historiques en plus. A la fin du tour, c’est vous qui décidez de la somme que vous allez laisser au guide, selon la qualité de sa prestation. Grâce à ça j’ai appris notamment que Lego était danois et Minecraft suédois.

Même si voyager à l’étranger nécessite bien évidemment des ressources financières, j’espère avoir réussi à vous démontrer que vous pouvez vous permettre un week-end à Londres avec votre bourse du CROUS si vous acceptez de jeûner jusqu’au mois d’après à votre retour à la maison. Vous verrez, un jour vous me remercierez d’être radine.

CHEERS x

ERASMUS+

Hello !

Aujourd’hui j’ai décidé d’écrire un article utile visant à expliquer aux curieux et aux intéressés comment faire pour, comme moi, passer une année de leur cursus en Europe. Je parlerai également de mon expérience personnelle et de mon arrivée à Édimbourg plus en détails afin de vous donner une idée de ce qui vous attend si vous décidez de sauter le pas.

Qu’est ce qu’Erasmus+ ? 

Le programme Erasmus consiste en un échange d’étudiants entre les différents pays Européens ayant signé l’accord. Chaque département de chaque faculté possède une liste d’accords avec différentes universités d’Europe, avec un nombre de places limitées. Grace au système de notation européen (les ECTS dits Crédits) valider une année à l’étranger la valide également en France. L’étudiant a généralement le choix de partir un semestre (4 mois) ou deux (9 mois) et une aide financière lui est proposée.

Pourquoi faire Erasmus ?

C’est une question un peu bête mais qui peut se poser. Partir étudier dans une université étrangère est une expérience bénéfique en de nombreux points:

  • l’apprentissage d’une langue car rien ne vaut d’être immergé pour maîtriser une langue étrangère. C’est encore plus efficace quand on ne maîtrise pas bien la langue; on s’y retrouve confrontés chaque jours sans pouvoir l’éviter et, ainsi, on progresse beaucoup plus rapidement.
  • la découverte d’une culture différente, et de nouveaux paysages que vous n’oublierez jamais.
  • la découverte d’un système éducatif différent, car chaque pays a ses propres particularités concernant les professeurs, les emplois du temps, les évaluations, …
  • grandir, parce que vivre plusieurs mois seul loin de son foyer et de ses proches nous oblige à nous comporter en adultes.

Partir à l’étranger est quelque chose qui attire bon nombre d’étudiants. Pour ma part c’était avant tout une nécessité car, souhaitant être traductrice-interprète, je me dois de maîtriser une langue étrangère à la perfection. C’est donc une idée plus ou moins floue qui en fait rêver plus d’un. C’est bien de commencer à y penser dès le lycée, mais c’est à la fac que tout se décide. C’est à vous même de juger si vous préférez faire votre troisième année de licence (c’est l’année privilégiée pour partir) en France ou à l’étranger. En première année on vous laisse tranquillement découvrir la licence. En deuxième année, dès les premiers mois on vous parle de l’année de mobilité. Les réunions d’information ont généralement lieu en novembre/décembre et concernent non seulement le programme Erasmus mais aussi les conventions bilatérales, faites pour ceux qui osent s’aventurer au delà de l’Europe. C’est donc vers janvier/février qu’il faut faire un choix pour la rentrée d’après. Notez bien que certaines facultés autorisent un départ pour le deuxième semestre uniquement, dans quel cas les dossiers sont à rendre au début de l’année académique du départ souhaité. A vous de peser le pour et le contre de chaque destination, de choisir en quelle langue vous voulez suivre les cours, dans quelle ville et quelle université. Dans ma fac (Toulouse II Jean Jaurès) nous avons droit de choisir deux villes par langue. Je dis bien par langue et non par pays, car nous avons des accords avec des universités en Belgique ou en Suède par exemple où la langue d’éducation est l’anglais. En tout nous pouvions donc déposer 4 dossiers. Mais quand on voit le travail que c’est de constituer un dossier, on fait vite un choix.

C’est donc deux semaines avant la date limite de remise des dossiers, en Mars, que j’ai commencé les miens. J’ai décidé de postuler pour l’université d’Édimbourg et celle de Portsmouth (au sud de l’Angleterre). Pour le choix de la destination, pensez bien à tout. C’est à dire que, je comprends que vous vouliez vivre à Londres, mais n’oubliez pas le prix de la vie là bas. Dans le dossier de candidature, j’ai dû ajouter mes relevés de note, une lettre de motivation en anglais (en espagnol si vous candidatez pour l’Espagne) et le plan d’études. Je vais devoir m’attarder sur ce dernier point parce que c’est souvent ce qui fait abandonner les étudiants dans leur démarche. Le contrat d’études, c’est le document où vous devez marquer d’une part les matières que vous auriez étudié si vous étiez restés en France (le programme est toujours indiqué sur le site de la fac) et d’une autre part les matières que vous comptez étudier en mobilité. Il faut donc se débrouiller pour trouver la liste des matières dans l’université d’accueil, leur descriptif et le nombre d’ECTS qu’elles donnent (pour valider une année il faut 60 ECTS).

Fin mars (plus ou moins) une liste est publiée sur l’ENT affichant la répartition des étudiants par université. Nombre d’entre eux ont été acceptés dans des universités qu’ils n’avaient pas demandé, ceci peut arriver dans le cas où les postulants sont nombreux, alors certes ça donne l’impression d’avoir réalisé deux plans d’études pour rien, mais il ne faut pas oublier que c’est un privilège de partir en Erasmus, où que ce soit. On a ensuite quelques jours pour confirmer que l’on souhaite partir.

Quelles aides financières pour partir ?

Tout dépend des universités de départ. A Toulouse, les élèves boursiers du CROUS bénéficient de l’Aide à la Mobilité Internationale et d’une bourse du conseil général, je ne me rappelle pas exactement. Si comme moi vous n’êtes pas boursiers, vous avez tout de même droit à la bourse Erasmus +, quels que soient vos revenus ou ceux de vos parents. Tous mes amis ici venant d’une autre région de la France ont également droit à la bourse de la région, boursiers ou non. (Morale: ne venez pas habiter en Midi-Pyrénées.) Le budget attribué change chaque année. Dans mon université, une distinction est faite entre les pays du groupes 1 qui sont les pays au niveau de vie le plus élevé (dont le Royaume-Uni) et les pays des groupes 2 et 3 où la vie est moins chère. Pour la catégorie 1 la bourse Erasmus+ s’élève à 2 100€ pour l’année. On commencera par vous dire “Vous avez droit à 300€ par mois sur 7 mois” (car ils ne peuvent pas financer l’année entière soi-disant) mais tenez vous en à ce que vous aurez au total, car le versement de la bourse se fait en deux fois seulement : 80% (1 680€ pour ma part) sont versés un ou deux mois après votre arrivée et les 20% restant vous sont donnés… à la fin de votre mobilité. Il ne faut pas compter sur toute cette bourse pour faire un budget puisqu’ils attendent la confirmation de fin de séjour pour vous envoyer les 420€ restant.

Quel budget prévoir?

Cette section n’est finalement valable que pour ceux souhaitant vivre dans des villes moyennes au Royaume-Uni. Comme vous le savez la devise nationale est la Livre, qui équivaut à 1,19€ à la minute où j’écris cette phrase. C’est un taux assez élevé et qui risque de beaucoup changer pendant le processus de sortie de l’UE. A Édimbourg, le niveau de vie n’est pas aussi élevé que dans d’autres capitales. Rien à voir avec Paris et Londres pour sûr, le prix des logements est en moyenne légèrement plus élevé qu’à Toulouse.

Pour les courses, il suffit de savoir aller dans les bons endroits et connaître les bons plans. Je faisais mes courses à Tesco, à 3 minutes de chez moi, pour un coût raisonnable et d’excellents produits. Mais quand Lidl a ouvert à 1 minute de chez moi, ma vie a changée: une semaine de nourriture ne coûte pas plus de 20£. Pour acheter tout ce qui est vaisselle, ustensiles, produits de nettoyage, papier hygiénique, … Je conseille les enseignes du genre Poundsavers qui propose tout le nécessaire à des prix imbattables. Pour le linge de lit, j’ai été chez Primark qui ont une très bonne section “Home”.

Ah oui; je conseille aux fumeurs d’essayer d’arrêter avant de partir car il me semble que le paquet est à 10£. L’alcool est également hors de prix, les vins les moins cher coûtant minimum 4£.

Ensuite il faut évidemment prévoir un bon budget loisir. On ne fait pas Erasmus pour rester enfermer chez soi. Il y a les “day-trips” en bus qui coûtent entre 15 et 30£ pour voyager dans le pays, ou bien Ryanair pour élargir ses horizons à des prix super raisonnables (30£ pour aller à Dublin ou Copenhague depuis Édimbourg, 20£ pour Londres). Les restaurants sont en revanche assez chers, mais on peut trouver de très bons endroits pour moins de 10£ par repas. Et il ne faut pas oublier les sorties nocturnes; comptez 4£ pour une pinte de bière, et 6-7£ pour sortir en night club.

Comment payer?

Attention, le Royaume-Uni ne faisant pas partie de la zone euro, il est important de se pencher sur la question et de s’adresser à un conseiller financier en France avant son départ. Personnellement, j’ai ouvert un compte chez CIC et obtenu une nouvelle carte qui me permet de payer sans frais et d’effectuer 4 retraits gratuits par mois. En alternative, certaines banques françaises proposent de rembourser ces frais à la fin du séjour. D’autres étudiants préfèrent ouvrir directement un compte ici, ce qui prend littéralement 5 minutes dans certaines banques. Dans tous les cas, pensez à vous renseigner le plus tôt possible, pas comme moi qui y ai pensé la veille de mon départ.

Comment téléphoner? 

Encore une fois, renseignez-vous auprès de votre fournisseur mobile avant de partir. Beaucoup achètent une carte ou un abonnement (je n’ai aucune idée de comment ça marche à vrai dire) afin d’avoir des données internet et de pouvoir appeler les numéros écossais. Pour ma part je n’avais pas envie de changer de numéro et me retrouver sans portable à Noël, donc j’ai gardé mon forfait Sosh à 24,99€/mois qui me donne la possibilité d’envoyer des sms en illimité vers/depuis l’Europe, et d’appeler gratuitement via wifi avec l’application Libon. J’ai seulement 5Go d’internet par an à l’étranger mais, étant donné qu’à Édimbourg il y a du wifi presque partout, cela me suffit amplement pour l’instant. 

Update: le roaming, c’est fini !!! Vous pouvez désormais utiliser votre forfait téléphonique français partout en Europe sans frais supplémentaires. Ça m’aurait changé la vie que cette loi passe plus tôt.

Où se loger? 

Il faut savoir que les universités britanniques ont toutes (jusqu’à preuve du contraire) une liste de résidences universitaires affiliées. Les prix sont à l’année, et je les trouvais un peu trop élevés pour les types de logements et surtout je voulais absolument un lit double pour accueillir mes visiteurs facilement, or c’est pratiquement inexistant en résidence universitaire.

J’ai donc commencé mes recherches d’appartement sur des sites de petites annonces comme EasyRoomate ou Gumtree dès le mois de mars afin de trouver une colocation pour moins de 400£/mois. C’est en juillet/août que je me suis rendue à l’évidence: il est impossible de trouver un appartement privé sans se rendre sur place directement. Comme je ne voulais pas passer des semaines en auberge de jeunesse jusqu’à trouver un logement (tous ceux qui ont un appartement ici sont passés par là), j’ai finalement regardé ce que proposait mon université. J’ai fait une liste de vœux (il faut classer ses résidences en ordre de préférence et on nous en attribue une) parmi le moins cher et le moins pire, tout en continuant à chercher un appartement à côté. J’ai reçu un appel peu après pour me proposer une résidence qui était dans les dernières de mon vœux. J’ai eu à peine 2 jours pour me décider, et en voyant l’emplacement (après un parc réputé pour être dangereux la nuit), et le prix par rapport à la chambre, j’ai finalement refusé, pensant que je trouverais mieux. Que nenni. On ne trouve jamais mieux qu’une chambre universitaire.

En Août, après de nombreuses recherches infructueuses, j’ai trouvé sur le site Student.com une offre pour une chambre en résidence universitaire privée. Il s’agit du même concept qu’une résidence étudiante normale, à l’exception qu’elle n’est pas liée à l’université mais à un organisme privé. C’est donc en général plus cher. Pour 119£/ semaine (au lieu de 129) j’ai droit à un lit double et une salle de bain privée. Même si cela dépassait légèrement mon budget j’ai décidé de réserver parce que j’en avais clairement assez de ne pas savoir où je poserais mes valises. Je vis avec une écossaise, une bermudienne et une malaisienne, toutes plus âgées que moi de 4 à 6 ans, et tout se passe à merveille, même si je ne suis pas aussi proche d’elles que je l’avais espéré.

Je regrette maintenant de ne pas avoir cherché de résidence étudiante plus tôt, la mienne est correcte mais ne vaut pas du tout son prix: c’est loin, il n’y a pas de femme de ménage (les résidences de l’université ont un service de nettoyage deux fois par semaine), il y a moins d’unité entre les étudiants, mon lit est dur comme la pierre.

Si je peux donner un conseil aux futurs étudiants en échange, c’est donc de commencer par chercher sur le site de l’université quelles sont les options de logement, tout est beaucoup plus simple ainsi et, finalement, cela vaut le coup de partager sa salle de bain si c’est pour vivre en centre ville.

Comment faire mes bagages?

Pour partir 9 mois, et si vous avez l’intention de rentrer à Noël, une grosse valise + une valise cabine + un sac à dos devraient suffire. Gardez à l’esprit que vous achèterez beaucoup de choses sur place (comme la literie et la vaisselle). Primark me permet aussi d’acheter des tonnes de vêtements pas cher, donc ne craignez pas de manquer d’habits. Pour faire de la place dans la valise, il existe des sacs dans lequel on met les vêtements et on aspire l’air avec un aspirateur.

Pour la logistique, je vous conseille vivement de faire comme moi. Ayant dû passer ma première nuit en auberge de jeunesse, je ne voulais pas avoir à me promener dans une ville inconnue la nuit avec deux valises. Heureusement, j’ai découvert le site UniBaggage qui permet d’envoyer une valise/un carton de 30kg maximum n’importe où pour 30£. Après avoir choisit un jour, un livreur vient récupérer votre bagage à chez vous, et il est livré une semaine après à votre nouvelle adresse. C’est presque le même prix que de devoir prendre une valise en soute, avec la livraison comprise. Je compte d’ailleurs renvoyer deux valises comme cela en juin (car oui, on repart toujours avec le double de ce avec quoi on est arrivé.)

Et les cours? 

L’idée de devoir suivre des cours dans une langue étrangère peut en refroidir certains. Mais il faut savoir que les étudiants étrangers sont très bien encadrés ici. Les enseignants sont très compréhensifs par rapport à ça et n’hésiteront pas à vous aider si vous sollicitez de l’aide, tout comme le bureau des étudiants internationaux. Pour ce qui est du système éducatif, j’ai déjà expliqué dans de précédents articles qu’il est très différent de celui auquel nous sommes habitués. Peu d’heures de cours par semaine, beaucoup de travail personnel et de recherches, des notes sur 100. J’ai eu l’impression que c’était beaucoup plus compliqué qu’en France et pourtant j’ai obtenu de très bons résultats (sachant que la moyenne est à 40% et qu’un 70% équivaut à un A).

Vivre loin de ses proches ? 

Pour certains d’entre vous (comme moi) Erasmus est une première expérience en dehors du domicile familial ou du moins loin de sa famille et de ses amis, et cela peut inquiéter. J’ai moi-même passé une semaine difficile au début car je me sentais seule, stressée, déprimée. Cette sensation s’est effacée dès que j’ai commencé à voir des gens. On se fait forcément des amis en Erasmus, alors vous ne serez jamais seuls. Puis, comme on dit; “loin des yeux près du cœur”. La distance a tendance à renforcer les liens qui nous unissent avec ceux qu’on aime, que ce soit en amitié ou en amour, et on a tellement de choses à raconter qu’on ne perd jamais contact avec ceux qui comptent vraiment.

Je pense avoir fait le tour des points les plus importants, mais il ne faut retenir qu’une chose: partez tant que vous en avez l’occasion. Je ne connais personne ici qui regrette d’être venu à Édimbourg et nous sommes nombreux à considérer cette aventure comme la plus épanouissante de notre courte vie. Tout dépend évidemment de la destination, je ne me serai surement pas tant amusée dans une petite ville perdue en Angleterre, mais c’est à vous de faire en sorte que votre expérience Erasmus reste un souvenir inoubliable.

Il faut garder à l’esprit que cet article se base sur mon expérience personnelle, ce qui signifie que vous pourrez entendre des témoignages complètement différents de la bouche d’autres personnes. N’hésitez surtout pas à venir en discuter avec moi en privé, je me ferais une joie de répondre à vos questions et soulager vos inquiétudes.

CHEERS x 

Travelling

Les voyages étant la partie la plus intéressante de mon Erasmus,  je vais prendre le temps de lister toutes les destinations que j’ai visitées depuis le mois d’Octobre, dont vous retrouverez les photos ici. Si vous vous le demandez; je pars généralement avec le bureau des étudiants internationaux ou des organismes du genre qui proposent des excursions d’un jour (ou deux pour l’Isle of Skye par exemple) en bus. Je vais mentionner quelques noms donc je préciserai entre parenthèses la ville d’origine de la personne, juste à titre informatif.

  • Aberdeen et Dunnottar Castle: En Novembre, Marina (Toulouse), Hester (Amsterdam) et moi-même sommes parties dans la troisième plus grande ville d’Ecosse : Aberdeen (vous connaissez peut-être leurs steaks?). Sur la route (à Stonehaven précisément) nous avons pu visiter Dunnottar Castle, un incroyable château sur une presque île qui fait définitivement partie des plus beaux paysages que j’ai pu voir en Ecosse. DSC_8265.JPG

 

  • Glasgow: A la fin des cours en décembre, nous avons décidé qu’il était temps de faire un tour dans la plus grande ville d’Ecosse (3ème plus grande du Royaume-Uni). Par nos propres moyens, nous sommes partis avec Charles (Toulouse), Caroline et Soline (Dijon) et Hester (Amsterdam). Même si le temps ne nous était pas favorable, j’ai bien aimé, c’est très différent d’Édimbourg.dsc_9452

 

Quelques jours après ce day trip, j’ai retrouvé mes proches à Toulouse pour la période de Noël. Beaucoup de bonheur de revoir tout le monde, mais Édimbourg m’a quand même manqué…

  • Londres: Avant de repartir à Édimbourg en janvier, nous avons décidé de faire une
    escale à Londres avec Caroline et Guillaume (Dijon), Liz (Dorset) et Beth
    (Stonehaven) chez la géniale Hannah qui étudie à Edimbourg et dont les parents ont eu la gentillesse de m’accueillir pendant une semaine dans leur grande maison à Londres. Nous avons même eu droit au festin de Shabbat à notre arrivée le vendredi. Sinon, j’ai pu (re)visiter la ville en profondeur mais le meilleur était quand même la visite des studios Harry Potter. Des étoiles plein les yeux. dsc_0207

 

  • Dublin: Fin janvier nous avons profité des vols Édimbourg-Dublin à 15€ avec Charles (Toulouse) et Caroline pour visiter la capitale Irlandaise (que j’avais déjà visitée deux fois, soit dit en passant.) J’y suis surtout allée pour voir Mathilde (Toulouse) qui étudie là bas. J’ai par dessus tout aimé Killiney, petite ville côtière au sud de Dublin, avec des airs de Côte d’Azur.dsc_0996

 

  • St Andrews: A quelques jours de la Saint-Valentin, nous sommes parties avec
    Caroline, Solène et Amélie (Besançon) à la recherche de notre prince dans la ville écossaise où Kate a rencontré William . (Bon, on a seulement eu le temps de visiter.) Malgré une météo déplorable (nous avons cru perdre nos extrémités) j’ai trouvé l’endroit très joli.dsc_1324

 

  • Madrid : Bon, après c’est un peu parti en c*******, je me suis retrouvée en Espagne. A vrai dire j’avais une semaine de vacances en février, et des amies en Espagne, donc je me suis dit que c’était une belle occasion pour visiter la capitale où je n’avais jamais encore mis les pieds. Retrouver Inès et Julie, mes amies de Toulouse, m’a fait un grand bien, nous avons pu partager nos expériences Erasmus, et j’ai pu apprécier la vie latine (à 17h les magasins ferment au Royaume-Uni, en Espagne ils ouvrent.)dsc_1481.
  • Grenade: Sur la même lancée, je suis allée rendre visite à ma copine Pascale à Grenade, Andalousie. Quel bonheur de se promener en t-shirt en février. La ville est tellement jolie, j’ai vraiment pu décrocher du stress des cours le temps d’une semaine.dsc_2123

 

  • Île de Skye : Du jour au lendemain je me suis retrouvée propulsée au nord de l’Ecosse, sur la 4ème meilleure île au monde selon National Geographic. Nous sommes partis un week-end avec Caroline, Guillaume et Faustine (Paris) et une ribambelle d’étudiants étrangers. Nous avons vu des paysages exceptionnels, et la pluie ne m’a pas empêché de profiter de cette merveille. Si vous allez en Ecosse, louez une voiture et roulez jusque là, ça vaut le détour. DSC_2448.JPG

 

Et je pense que c’est suffisant. Maintenant je dois réellement me concentrer sur les cours parce que ce serait bête de devoir repasser ma 3ème année à Toulouse l’année prochaine. Il me reste plein d’endroits à voir à Edimbourg, donc si vous avez du temps libre d’ici le mois de juin, je me ferais une joie de vous accueillir pour les découvrir avec vous.

CHEERS x

licornemuse

     Vous ne le savez surement pas mais l’animal national de l’Ecosse est… la licorne. Quand je vous dis que ce pays est magique. La cornemuse en est l’instrument, ça c’est pas un secret. Du coup, quand un jour ma chère collègue Marina m’a sorti “licornemuse” j’ai trouvé ça tellement pertinent que j’ai décidé que ce serait le titre de mon prochain article. Chose dite chose due.

     Cela fait un long moment que je n’ai pas publié, notamment parce qu’écrire un article prend beaucoup de temps, il faut avoir de l’inspiration (chose qui m’arrive que très rarement) et de la motivation. A la fin du premier semestre j’ai commencé à rédiger cet article mais, encore une fois, je me suis dit que je continuerai le lendemain, et je n’ai jamais continué. Je voulais laisser libre cours à mes pensées et écrire sur ma vie, tout simplement, mais là je pense qu’il serait mieux de juste résumer ce que j’ai fait de ces 5 derniers mois, où j’en suis. Beaucoup de choses ont changées depuis d’ailleurs; un magnat de l’immobilier et star de télé-réalité gouverne les Etats-Unis, François Fillon nous prend pour des cons et Beyonce attend des jumeaux. La routine.

     J’ai arrêté d’écrire dès le moment où j’ai dû travailler sérieusement, au milieu du semestre 1. Le système éducatif est très différent de la France. Je vais prendre l’exemple de mon cours d’International Business: au premier semestre nous avons du rédiger une sorte de dissertation (appelé “Essay”) de 3000 mots sur une question assez large, du genre “l’impact du Brexit sur la mondialisation” ou “Les effets de la mondialisation sur les pays en développement”. Je me suis vite sentie submergée par la charge de travail que cela impliquait car il nous a fallu faire de nombreuses recherches, répondre à la question le plus précisément possible, … Il m’est arrivé plusieurs fois de quitter la bibliothèque à 22h passées car, peut être aussi à cause de la langue, tout fonctionnait plus lentement dans mon cerveau.Heureusement, j’ai la sensation d’en apprendre bien plus qu’en France.

     Au semestre 2 le calvaire recommence avec une variante: le Group Project. Cette fois ci, ce sont deux “projets”de groupe de 4 000 mots que je dois rendre dans la semaine, en cours de Business et de Marketing. Le côté positif est que je ne suis plus seule, je suis guidée par mes partenaires. Mais je me sens encore submergée, surtout quand, par exemple, j’écris des articles sur ce blog que tout le monde a oublié au lieu de rédiger une “5-year growth strategy”. J’ai l’impression que ce qui est demandé n’est pas de notre niveau, d’autant plus que je suis avec des étudiants de deuxième année et que j’ai quand même l’impression d’être la seule à être perdue. Je ne vais pas épiloguer sur ce en quoi consistent ces projets car j’en bouffe depuis déjà un mois, mais j’aimerais parler de ce que j’en tire de positif: pouvoir parler anglais.

     Parler anglais est quand même la raison number 1 pour laquelle on est amenés à partir en Erasmus (oui, avant “faire la fête”). Mais je vous avoue que tout ne se passe pas comme prévu pour moi; il y a beaucoup trop de français ! Et le truc quand on est seul dans un pays étranger, c’est que ça nous fait du bien de pouvoir se raccrocher à des gens qui vivent la même chose que nous. Je ne m’en plains pas car je suis reconnaissante d’avoir rencontré tous ces français formidables, mais je ne pratique l’anglais que chez moi (mes colocs ne parlent pas un mot de français), ou en cours. Finalement, je côtoie vraiment peu de britanniques Et justement, cette histoire de projets de groupe m’a permis de m’améliorer car j’ai du discuter “affaires” pendant un mois avec des anglophones. Pas d’inquiétudes, au bout de 5 mois à l’étranger mon niveau  est bien plus élevé qu’en arrivant, mais si je peux vous donner un conseil si vous partez vous aussi; essayez de vous intégrer à des groupes d’anglophones ou d’étrangers afin d’avoir plus d’opportunités que moi pour parler la langue que vous êtes venus apprendre. Je ferai un bilan là dessus à l’issue de l’année.

     Parlons de choses plus joviales: entre ces deux semestres se sont passées plein de choses intéressantes. Quelques amies sont venues me rendre visite par exemple, ce qui m’a permis de découvrir la ville un peu plus à leurs côtés. Puis, entre novembre et janvier, il y a aussi la meilleure période de l’année: NOËL. Et à Édimbourg, ils ne font pas les choses à moitié. Plus d’un mois avant le grand jour la ville endosse un look hivernal mêlant illuminations féeriques, chants de Noël, vin chaud, gaufres au Nutella et grande roue. J’avais commencé à écrire sur le sujet en décembre, et vu que je suis de nature flemmarde et que je me prends pour un personnage historique qui écrit ses mémoires, je vous cite mes propres propos:

“La saison devient difficile à supporter, il fait un froid digne de celui que l’on peut expérimenter à 2000m d’altitudes en plein hiver. C’est avec crainte que j’ai d’ailleurs demandé à une amie ici depuis plusieurs années si les températures pouvaient être plus basses, et le verdict tomba: janvier et février sont pires. Il suffit de mettre deux paires de chaussettes, une paire de collants sous les pantalons, plusieurs couches de vêtements et surtout essayer de se couvrir au maximum le visage. Et on s’en sort, je vous promets. Heureusement le temps joue encore en notre faveur et le ciel est bleu presque tous les jours, ça pourrait donc être pire. La nuit tombe à 15h30, ce qui est assez déprimant et donne envie de préparer le dîner jusqu’à ce que l’on regarde l’heure et, avec grand dépit, comprenons qu’il est à peine celle de goûter. Mais il y a le marché de Noël. Il y a les spectacles de lumière. Il y a les musiques de Noël mêlées aux cris des gens dans les attractions. On dirait qu’ils ont tout calculé, qu’ils se sont dit “on va lancer Noël plus d’un mois avant le jour J parce que sinon le taux de suicide va augmenter et donner une mauvaise image à la ville”, tout ça tout ça. Mention spéciale au stand franc-comtois qui réchauffe nos cœurs de français fragiles avec son bon fromage.”

Et je dois admettre, après avoir revu la ville dans son état normal après la période des fêtes, que c’était particulièrement réconfortant.

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Le marché de Noël le jour
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Le marché de Noël la nuit (c’est à dire de 16h à 9h)

Je souris doucement en lisant le paragraphe ci dessus car, à notre grande surprise à tous; il n’a jamais fait plus froid que ça. Je ne sais pas à quoi c’est dû, si j’ai une chance inouïe ou si le réchauffement climatique est réel (coucou Donald). Il fait beau pratiquement tous les jours (véridique) et, même si le bonnet et les gants sont encore d’actualité en mars, nous survivons sans trop de mal. Et les jours rallongent, il fait maintenant nuit à 18h; le bonheur !

Je vais m’arrêter ici pour cet article et rédigerai très prochainement un sum up de mes voyages parce que j’ai envie de vous parler des belles choses que j’ai eu la chance de voir. En espérant que je ne meure pas écrasée par la charge de travail qui pèse sur mes épaules, ou rongée par le stress de trouver un stage à temps pour la période estivale.

CHEERS x 

Welcome to the Highlands

Quoi de mieux qu’un premier voyage à la découverte de mon nouveau pays pour commencer le mois d’octobre.

Au cours du mois d’Août, j’ai découvert sur Facebook la page d’une association nommée Viva Trips qui propose des soirées et courts séjours pour les étudiants internationaux Résultat de recherche d'images pour "highlands map"d’Edimbourg. J’ai jeté un oeil à tout ce qu’ils offraient pour finalement opter pour le très prisé voyage dans les Highlands, avec plusieurs semaines d’avance.

Les Highlands, comme le nom l’indique, constituent la partie haute du pays. Il s’agit très certainement de la plus belle région d’Ecosse et surtout de la plus visitée, notamment pour le Loch Ness et les reliefs montagneux teinté de belles couleurs qui changent au gré des saisons.

 

DAY 1

Ne soyez pas surpris, j’ai décidé de me prendre pour Flaubert et d’utiliser le présent narratif.

Samedi, 7h du matin, je retrouve mes amis au centre d’Édimbourg pour embarquer dans le bus. Le voyage a du succès, nous remplissons trois cars entiers. Le guide et le chauffeur sont tous deux très sympas, bien que seule la moitié de ce qu’ils disent parvient à faire sens dans mon cerveau. Le brouillard est présent et nous empêche d’apprécier les paysages mais je ne m’inquiète pas car ce n’est que le matin. Nous roulons quelques heures, le trajet passe relativement vite grâce aux commentaires du guide et au conducteur Sergio qui  diffuse “Haggis FM”, une playlist comprenant des musiques du pays. Les paysages sont magnifiques, malheureusement je ne peux pas prendre de photo vu la vitesse du bus. Le brouillard s’est levé pour laisser place à un magnifique ciel bleu. A 11h30 nous arrivons à Fort Augustus, toute petite ville bordant le Loch Ness. Trente minutes plus tard nous embarquons dans un petit bateau de croisière pour une promenade d’une heure environ sur le Loch. J’oublie très vite le froid; le lac est merveilleux sous ce soleil.

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C’est drôlement effrayant. L’eau est noire et laisse apparaître des teintes jaunes quand elle est soulevée par l’hélice du bateau, le lac semble infini (il s’étend sur 39km!) et est bordé de hautes falaises; rien que l’idée d’être ici la nuit me remplie de frissons.DSC_7717.JPG

Le guide nous explique que le lac peut atteindre jusqu’à 272m de profondeur (encore des frissons) et qu’il était tellement rempli de particules qu’à 20m de profondeur c’est le noir total. Les humains à être allé sur la lune sont plus nombreux que ceux qui ont exploré les profondeurs du Loch Ness. On a évidemment parlé du monstre, légende que je trouve stupide mais qui ne peut être démentie à ce jour.

Après cette agréable balade nous décidons avec mes deux compagnons de voyage de s’acheter une portion de Haggis pour enfin goûter la seule véritable spécialité salée du pays. Pour faire court; on a l’impression de manger un mouton à la menthe. Ce n’est pas mauvais, mais je préfère la cornemuse, si vous voyez c’que j’veux dire.

Le pic nic du midi est offert: un sandwich de “brown bread” avec du jambon et de la tomate (même pas un peu de beurre ou de fromage) et des biscuits écossais. Mon ami a trouvé plusieurs longs cheveux dans son sandwich, bref, c’était vraiment, vraiment pas glorieux.

DSC_7731.JPGNous remontons dans le bus direction Glen Coe qui est probablement la plus belle vallée des Highlands. Sur la route nous faisons un arrêt au Commando Memorial où nous pouvons admirer les reliefs de la région, dont le Ben Nevis, le point culminant de l’Ecosse.

Poursuite du trajet, nous passons par l’endroit où les scènes de Harry Potter comprenant la cabane de Hagrid ont été tournées. Je suis heureuse. Nous longeons un grand lac avant de s’arrêter dans la vallée de Glen Coe, où eût lieu un terrible massacre en 1692.

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Glencoe

J’ai préféré mettre cette information de côté et photographier la beauté du paysage. Les couleurs sont sublimes, je pourrais rester ici des heures durant.

Nous avons parcouru toute la région en bus, c’était grandiose. Au détour de chaque montagne le relief est différent, on passe des vallées étroites aux grandes plaines bordées de montages marquées par les traces de l’écoulement de l’eau. Le chauffeur du bus nous diffuse les musiques de thème de James Bond tout en roulant dans le décor de la meilleure scène de Skyfall. Je suis très déçue que le bus ne s’arrête pas, j’aimerais tout photographier pour ne jamais oublier la grandeur des paysages que je découvre. J’espère avoir l’occasion de retourner là bas en voiture dans l’année pour pouvoir aller à mon rythme et profiter un peu plus.

C’est ainsi que cette très belle journée s’achève, après 700km de bus en tout, nous rentrons à la maison car les organisateurs n’ont pas pu trouver de logement sur place pour la nuit.

DAY 2

Je pars de chez moi à 6h25 pour prendre le bus, l’âme innocente, et c’est en arrivant à l’arrêt que je me rends compte que le dimanche les horaires sont différentes; pas de bus avant 7h10. Heureusement j’ai pris de l’avance et j’arrive finalement au point de rendez-vous à l’heure en prenant mon temps pour monter les côtes de la ville. Nous embarquons donc dans le bus de la veille.

Premier arrêt à une heure d’Edimbourg: le Loch Lomond. Le temps est encore une fois merveilleux, encore plus que la veille. Il est tôt le matin et la brume s’évapore du lac, les seuls bruits sont ceux des oiseaux et des canards, c’est paisible, je me sens véritablement sereine.

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Bien que chacune de mes extrémités soient congelées, nous prenons le temps de nous balader, d’escalader une colline pour avoir une vue d’ensemble du lac, puis nous retournons au bus. C’était certainement mon moment préféré du week-end.

L’arrêt suivant est Stirling. C’est une ville perchée sur une colline et dominée par un grand château, un peu comme Édimbourg. On nous laisse quelques heures de temps libre pour visiter le château et manger. Il y a beaucoup de choses à voir, un musée sur la vie au château, le château en lui même, et des tas de pièces avec des tas de choses diverses allant de portraits de la reine à une tranchée reconstituée, et à tout cela s’ajoutent les nombreux points de vue sur la plaine. J’y ai passé un très bon moment avec mes compagnons de voyage.

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Stirling Castle

Après un sandwich nous retournons dans le bus. C’est reparti pour de la route, direction Edimbourg. On s’arrête aux Kelpies, qui sont les plus grandes statues équines au monde.

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Le chauffeur s’arrête une dernière fois sur un parking d’où on a une vue d’ensemble sur les deux ponts traversant la rivière Forth et un troisième en construction.

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Nous arrivons à 16h à Edimbourg, la journée fut étonnamment courte, d’ailleurs nous ne sommes pas allé dans les Highlands. J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu mais je trouve que ce n’était pas assez pour le prix. J’espère un jour avoir l’occasion d’y retourner et de découvrir un peu plus de choses, comme Inverness qui est la capitale des Highlands et que nous n’avons même pas visitée. Je suis quand même satisfaite de mon premier voyage dans le pays, et j’attends impatiemment la prochaine expédition.

Toutes mes photos sont ici !

Ayo !

    Bon. Ça y est. J’en suis arrivée à un point où j’ai tellement de choses à raconter que je décide d’ouvrir un blog. Alors je vous préviens, il faut pas s’attendre à ce que je poste des chroniques régulièrement, ne vous attendez pas à chaque lundi pouvoir lire le récit de la semaine excitante que je viens de passer tout simplement parce que je ne serais jamais capable de m’y tenir. (J’ai jamais réussi à tenir une routine sportive plus de deux semaines, par exemple.)

    J’ai quand même bien envie de discuter un peu de ma vie, de mes impressions, d’ouvrir un journal intime pas intime, où je pourrai raconter des anecdotes en plus de 140 caractères, et grâce auquel ma famille saura que je vis encore. Je me contenterai de vous prévenir à chaque nouvel article que j’écris.

    Peut-être (j’espère, à vrai dire) que certains d’entre vous ne me connaissent pas, ou n’ont aucune idée de ce que je fais et de pourquoi j’ouvre un blog.

     Donc moi c’est Claire, j’ai 20 ans, j’habite à Toulouse et j’entame actuellement ma 3ème année de licence Langues Etrangères Appliquées Anglais-Espagnol, originellement inscrite à Toulouse II Jean Jaurès. C’est donc en début d’année 2016 que j’ai fait les démarches nécessaires pour pouvoir effectuer cette dernière année de licence au Royaume-Uni. Parmi les destinations proposées, Edimbourg (la capitale de l’Ecosse pour les incultes) est celle qui m’a le plus attirée pour sa taille (450 000 habitants environ, la taille de ma jolie ville de naissance), sa beauté (pour prendre de jolies photos), et son université qui n’en est pas moins que la 19ème meilleure au monde.

    Je suis donc arrivée à Edimbourg (Edinburgh pour les anglophones, à prononcer « Edinbrah ») le 8 septembre de nuit. Et c’est 20 jours après que je décide d’écrire ici tout ce que j’ai envie de raconter sur la vie dans une capitale britannique.

Je vais donc écrire tout ce qui me passe par la tête. Ça risque d’être long, je ne vous en voudrai pas si vous sautez des passages. Commençons par ce qui inquiète généralement le plus :

LA METEO

    C’est simple, la météo ici n’existe pas. Ce que je veux dire, c’est qu’il est inutile de regarder son app Météo pour savoir comment s’habiller le matin. Hormis peut-être pour la température.

Édimbourg où elle est
Pour les nuls en Géo

En sortant de l’avion j’avoue avoir eu un petit choc en passant des 30 degrés du sud de la France aux 14 degrés et au vent fouettant le tarmac de l’aéroport d’Édimbourg. Finalement, j’ai l’impression d’avoir eu beaucoup de chance depuis que je suis ici car je n’ai pas encore expérimenté les fortes pluies accompagnées de vent glacial. Le soleil se couche à une heure raisonnable (bien que je sente la nuit tomber de plus en plus tôt…) et est souvent présent dans la journée. J’ai même parfois eu des ciels entièrement bleus. Mais j’ai déjà fait l’erreur de m’habiller légèrement parce qu’il faisait beau ; à ne pas reproduire, il ne fait jamais beau et chaud une journée entière à Édimbourg. En quelques heures on passe du ciel bleu/gris aux nuages sombres à la pluie fine qu’on peut pas éviter parce que t’as l’impression qu’elle sort aussi des murs et du sol. Ce que je veux dire, c’est qu’on ne regrette jamais de prendre une écharpe.

 

LA LANGUE

    C’est quelque chose qui inquiète beaucoup les étudiants étrangers. L’accent écossais est réputé pour être très fort et incompréhensible. Or, à la fac vous aurez plus de chances de tomber sur un étranger que sur un vrai écossais. Vive le multiculturalisme. Pour ce qui est des employés de magasins, chauffeurs de bus, hôte(sses) d’accueil ; concentrez-vous, demandez de répéter, repassez-vous la phrase dans la tête tout en souriant, vous arriverez à en sortir un mot clé et vous serez en capacité de répondre. Peut-être un peu à côté de la plaque, mais j’imagine qu’ils y sont habitués.

Petite aide à la compréhension de l’écossais :

Ayo : Hi

Ay : Yes

Cheers : Thanks

Et n’oubliez pas de rouler les R de “sorry” !

    Pour ce qui est de l’anglais en général, j’avoue que je ne m’attendais pas à ce que ce soit une si grosse barrière. J’aime l’anglais depuis toujours, je le lis et le comprend presque parfaitement, je l’écris pas trop mal, mais je n’aime pas vraiment l’oral. J’ai toujours besoin de former une phrase dans ma tête avant de parler, comme dans toutes les langues finalement. Et là, je m’en suis rendue compte.

  J’ai quelques difficultés à m’exprimer clairement sur la durée, ce qui provoque des blocages du genre avoir envie de parler de ci ou de ça mais se retenir parce qu’on ne sait pas comment dire tel mot ou formuler telle phrase. Je n’ai pas la spontanéité que j’ai en Français, parler anglais fait de moi une personne totalement différente. Mais jour après jour je me débloque, puis après tout je suis ici pour apprendre.

LA VILLE

Édimbourg a la particularité d’être construite sur des collines, je déconseille donc fortement l’utilisation des vélos, à moins que vous souhaitiez perdre 56kg. Cette disposition permet de profiter de points de vue fabuleux sur l’océan, ou bien d’admirer la ville d’en bas comme sur la photo ci-dessous.DSC_7380.JPG

     Si contrairement à beaucoup de grandes villes Edimbourg n’est pas séparée par un fleuve – la rivière Leith se trouvant au nord du centre- elle semble en revanche séparée par la voie ferrée et Princes Street Gardens avec d’un côté New Town (au nord) et Old Town au Sud. J’aurais bien trop de choses à dire sur la beauté de cette ville et la variété de ce qu’on peut y observer, alors je vous invite simplement à regarder les photos sur mon flickr .

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Princes Street Garden

LA CIRCULATION

Oui alors je voulais juste faire un topo rapide là-dessus parce que c’est bien trop différent des grandes villes de France où le piéton est roi. Là, je suis étonnée d’être encore en vie. Pour commencer, les passages piétons sont à peine dessinés, ce qui montre qu’ils s’en foutent un peu. Les feux à piétons sont courts, ce qui fait qu’on se retrouve souvent à attendre 5 minutes avant de pouvoir traverser une route. Et n’attend jamais d’un écossais qu’il te laisse passer, même en plein centre ville. S’il ne te roule pas dessus, il t’insultera forcément (une dame d’un certain âge nous a fait un doigt d’honneur parce qu’on était un gros groupe à traverser la route…)

 

LE COÛT DE LA VIE

Section importante quand on est étudiant. Et si vous comptez faire la fête tous les soirs avec de l’alcool à flot, allez plutôt en Espagne (y’a même du saucisson là bas). Il faut savoir qu’une Livre britannique correspond à 1,16€, donc il ne faut pas se faire avoir et penser “tiens c’est pas cher ça” parce que si, c’est forcément cher. Pour l’instant la seule chose que j’ai trouvé qui est moins cher qu’à Toulouse, c’est le McDo où l’on peut donc avoir un cheeseburger pour 1,16€. Cela dit les courses de nourriture ne sont pas si chères que je le pensais. On peut s’en sortir avec 20-30€ par semaine pour l’alimentation seulement.

Le prix de l’immobilier est assez élevé, mais bien moins qu’à Londres ou Paris. Ce qui m’a surpris c’est que contrairement à la France où les logements étudiants sont fait pour les étudiants avec les moins de ressources, c’est ici le type de logement le plus cher. Comptez minimum 550€ par mois pour vivre dans une bonne chambre étudiante.

Les restaurants aussi sont chers, mais il est facile de trouver des bons plans pour manger dehors sans dépenser des masses. Par exemple depuis que je suis ici j’ai pu manger 3 fois gratuitement, grâce à des offres étudiantes le plus souvent.

Ce qui me revient cher aussi, c’est l’abonnement de bus. Il faut compter 54€ par mois pour tout avoir illimité, ce qui n’est pas négligeable. Si vous n’avez pas de carte, il faut donner l’appoint (1,60£) au chauffeur à chaque fois, et ne pensez même pas à frauder, c’est impossible.

Enfin, chers étudiants Erasmus au Royaume-Uni: préparez-vous à charger pour l’achat de manuels scolaires. Ils sont parfois créés par les professeurs de la fac eux-mêmes, donc inédits et introuvables sur Amazon. J’ai dépensé 107€ pour acheter…2 livres.

L’ALIMENTATION

Je me dois de faire un rapport succinct sur ce sujet. Je vais me contenter de citer en premier lieu ce qui me manque ici:

  • Les coquillettes. Ou les nouilles. Les pâtes normales légères et bonnes à manger avec du beurre. Donnez moi des petites pâtes s’il vous plaît.
  • Le chocolat Milka. Parce que “Cadbury” c’est certainement aussi gras et malsain, mais c’est pas Milka.
  • La charcuterie. Bon j’avais dit que j’essaierai de devenir végétarienne ici. Mais j’ai trop faim. Et y’a même pas de saucisson, ni de jambon nature et simplement cuit.
  • Les steak hachés surgelés. Quand on a pas trop d’argent il vaut mieux acheter des grandes quantités d’aliments surgelés, c’est pas cher et bon pour la santé. Du coup j’ai acheté ce qu’ils appellent des “burgers”. Non. Ne faites pas ça. Ca ressemble à des steak hachés, sauf que c’est mélangé avec de l’oignon et de l’huile. Presque immangeables.
  • Le pain. Heureusement un Lidl ouvre très bientôt en bas de chez moi et il paraît qu’ils font d’excellentes baguettes et croissants.
  • L’ice tea. Ça existe surement, mais pas dans les bars, restaus,… Je n’en achète généralement pas chez moi, mais ce midi je me suis retrouvée à paniquer et à demander ce qu’ils servaient comme boisson au McDo parce que d’habitude je prends toujours l’ice tea.
  • Les chips NATURE. Ecoutez, il faut arrêter de rajouter  des trucs sur vos chips les anglophones, moi je demande que du sel, je ne veux pas de votre vinaigre.

D’autres choses me manquent légèrement, du genre la semoule, les yaourts, les gâteaux, tout ça existe mais on a beaucoup moins de choix qu’en France, ce qui me bloque et me donne l’impression que ça existe tout simplement pas. Oui je suis bizarre.

Les écossais comme tous les pays ont aussi leur nourriture propre à eux. On retrouve le fameux Haggis qui est, me semble-t-il, un hachis parmentier d’agneau à la bière (???), et les gens en général semblent se satisfaire de mac’n’cheese et de plats mexicains à base de galettes de blé. Les écossais adorent leur boisson, le IRN BRU, dont la recette secrète l’est surement pour une raison; ça a le goût de chewing gum gazeux, et ça ne m’étonerait pas de découvrir un trou dans mon estomac après en avoir bu 3 gorgées la dernière fois.

Ce qui est bien avec la variété de nationalités présente dans la ville, c’est qu’il y a des rayons pour tous les pays dans les grands magasins. On trouve toujours de quoi se satisfaire !

LA NUIT

Je tiens quand même à parler de la vie nocturne car c’est pas ce à quoi on est habitués en France. Je vais commencer par quelque chose de fondamental: les britanniques sont très pointilleux sur la majorité. Ça m’est arrivé une ou deux fois seulement d’acheter de l’alcool sans qu’on me demande ma carte (et pas seulement parce que je parais jeune, mes amis de 22-23 ans sont aussi contrôlés) et en boîte de nuit vous ne verrez jamais de mineurs (le rêve!!!). Un jour, on m’a demandé mon ID pour me servir une LIMONADE dans un pub. C’est pour dire.

En ce qui concerne la nuit à Edimbourg; les gens sortent énormément, la ville est très animée, elle est d’ailleurs plus belle la nuit que le jour avec ses bâtiments illuminés. Il y a des pubs à chaque coin de rue, des bars originaux, des boîtes de nuit pour tous les goûts et à des prix abordables. J’ai été une fois en “nightclub” pour une soirée d’intégration et c’était assez spécial. Tout le monde est bourré (je comprends pas comment ça peut arriver quand on voit le prix de l’alcool m’enfin) et à partir d’une certaine heure toutes les langues s’entremêlent.

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Moi posant fièrement devant ce que j’appellerai “la plus longue pelle de l’histoire”

J’ai conscience que c’est un peu la même chose en France, je ne suis juste pas faite pour ce monde là. Par contre je sais qu’il existe des clubs avec des meilleures musiques et une ambiance plus sympa. Mais je préfère les vieux pubs avec des bonnes musiques.

Le moment est venu de parler de ce qui me choque le plus au Royaume-Uni (qui m’avait choqué en Irlande aussi): les filles. La nuit, les 3/4 des demoiselles sont presque entièrement dévêtues alors qu’il fait 10°c et portent des talons de 15 cm alors que toutes les rues sont pavées. Je me sens carrément mal à l’aise quand je porte un pantalon ou des collants. J’ai même aperçu un téton la dernière fois. Par contre je dois admettre qu’elles ont un style qui me rend jalouse, je crois qu’elles ont vraiment une longueur d’avance sur nous.

Bon tout ça non pas pour dire “lé fille c d putes”, mais surtout pour relever qu’ici, elles ne se font pas emmerder. Même si la plupart finissent presque inconscientes au sol, j’imagine que si elles se permettent d’être dans le même état tous les week-ends, c’est qu’elles ne risquent rien de plus qu’une cirrhose ? Enfin, il y aura toujours des lourds qui siffleront dans la rue (un vieux bourré m’a déjà fait le coup mais vu que j’comprends rien j’m’en fous un peu), mais tout le monde me dit qu’il n’y a aucun risque d’agression dans cette ville. Véridique; les écossais rient quand on leur demande “c’est safe ce quartier?” tellement ça leur paraît évident.

L’UNIVERSITÉ

Voilà une partie intéressante vu que c’est quand même pour ça que je suis là, non?

The University of Edinburgh est donc 19ème au classement mondial et à peu près toutes les matières y sont enseignées. L’université comporte 5 campus qui s’étendent sur toute la ville. J’étudie à George Square qui est le campus central (là où il y a le plus de punaises sur la carte)

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Chaque point rouge est un bâtiment de la fac

On trouve de tout sur le campus. Des boutiques, des cafés dans chaque bâtiment (qui sont d’ailleurs tous très modernes), le foyer des étudiants internationaux est un bon endroit pour prendre un café gratuit; c’est vraiment génial. Mon endroit préféré reste quand même Teviot Row House qui est le siège de la Student Association. A l’intérieur (qui ressemble à celui d’un manoir) on trouve de nombreuses salles plus ou moins grande avec des ambiances différentes. Presque chaque soir au grenier a lieue une fête à thème (la dernière fois c’était soirée Mexicaine), Old Amphion est mon endroit préféré car on peut se reposer sur des gros fauteuils en cuir en écoutant du jazz dans une atmosphère 20s, puis quand on a une petite faim il suffit de descendre quelques marches pour se retrouver au “library bar” qui comme son nom l’indique est un bar/restau dans une petite salle aux murs décorés de livres anciens. Les plats sont bons, variés et pas cher, c’est vraiment l’endroit parfait pour les soirées improvisées. Puis quand on en a marre de rester assis et qu’on a envie de danser, il suffit de se rendre au sous sol où se trouve une véritable boîte de nuit !

Teviot Row House

    Des associations d’étudiants comme le International Student Centre proposent des soirées ou des voyages dans le pays. La semaine du 12 septembre était la Welcome Week, une semaine pendant laquelle nombre d’événements ont eu lieus pour nous faire découvrir la vie à la fac et dans la ville. Ce qu’il faut à tout prix faire quand on étudie dans une université anglophone, c’est s’inscrire à des Societies. Il en existe pour tout et n’importe quoi : la Photo Society, la French Society, la Harry Potter Society, Quizz Society… Chaque société organise fréquemment des événements, du genre des après midi photo dans la ville, etc… D’ailleurs je suis censée me rendre à la première soirée de la société Française mais je suis dans mon lit en train d’écrire un article. Qu’est ce que je ne ferais pas pour vous tenir au courant de ma vie.

    Concernant les cours: je me suis inscrite dans 8 cours sur l’année. Ce semestre, j’ai 8h de cours par semaine. En effet, ce n’est rien. D’ailleurs, à la place des étudiants permanents de la fac ça me ferait bien chier de payer 10 000£ pour suivre 3 cours par semaine. Mais vous n’imaginez pas la quantité de travail qu’il faut fournir à côté.

    Au premier semestre, je fais Spanish 3 Language qui est donc de l’Espagnol pour 3ème années, sauf que nous avons appris à la rentrée que ce cours est uniquement fait pour les étudiants internationaux, c’est à dire 5 d’entre nous. En effet les étudiants en espagnol dans cette fac sont obligés de passer leur 3ème année à l’étranger. Du coup, ils n’ont pas de cours à Edimbourg cette année là, c’est logique. Pour éviter de faire des classes de 5 on nous a réparti dans les groupes de 4ème année. Oui, avec ceux qui viennent de revenir d’une année à l’étranger. Je pensais pouvoir m’affirmer en espagnol face aux anglais et leur fort accent, mais non, ils sont TOUS BILINGUES!!! Le point positif c’est que les cours sont intéressants, on n’est jamais plus de 8 et tout le monde participe. Puis, je serai notée comme une 3ème année, donc j’ai toutes mes chances.

   Je suis également inscrite dans un cours de Business International de 2ème année. Le programme est facile, j’ai déjà vu ce que j’apprends, mais ça me semble quand même super compliqué en anglais et je vois pas comment je vais pouvoir rédiger une dissertation de 3000 mots pour le mois prochain tout en ayant une vie à côté . Heureusement on est quelques français dans la même galère dans ce cours, j’imagine qu’on s’entraidera.

    Le dernier cours ce semestre est un cours fait exprès pour nous, étudiants français en Erasmus, car il s’agit de traduction français-anglais. Un cours banal qui est presque identique à ce que j’avais à Toulouse II.

Je referai un article au 2ème semestre pour parler des partiels et des nouveaux cours que j’aurai. Si je ne suis pas décédée sous le poids de la pression avant.

MA VIE SOCIALE

J’aime beaucoup rencontrer des gens. Mais là, je porte une malédiction. Dans chaque cours où je vais, chaque endroit où je mets les pieds, la première personne sur qui je tombe est forcément FRANÇAISE. Bon ça me fait quand même plaisir de rencontrer des gens et de

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Old Amphion with my mates

pouvoir se soutenir et parler français, mais ce n’est certainement pas comme ça que je vais devenir bilingue. J’essaie donc de me sociabiliser via des programmes tels que le Buddy Programme, où un groupe de 5-6 étudiants internationaux dirigé par 2 “anciens” d’Édimbourg font des activités ensemble, ou des voyages organisés par Viva Trips, un organisme qui prépare voyages et soirées pour les étudiants internationaux. Pour la petite anecdote, le principal gérant de Viva Trips m’avait sélectionnée pour être la photographe de leurs voyages, ce qui me permettait de voyager dans tout le pays gratuitement pour prendre des photos, mais au final deux autres apprentis photographes m’ont devancée et je ne serai sollicitée que dans le cas où ces deux autres ne peuvent pas se déplacer. Tristesse.

Édimbourg est une ville étudiante et multiculturelle alors j’ai bien l’intention de me faire des amis des quatre coins du monde. Sinon, à quoi bon ?

    Je crois bien avoir fait le tour de tout ce dont j’avais envie de parler. N’hésitez pas à me poser des questions, me demander des articles spécifiques, à partager mon blog, me demander des conseils pour vos futurs voyages, … Je me ferais une joie de vous répondre.

   Je passe le week-end dans les Highlands, une des régions les plus visitées du Royaume-Uni. J’essaierai donc de rédiger un article là dessus par la suite, mais je ne peux rien vous promettre, alors faites comme si j’avais rien dit.

CHEERS xx